La Barbade
Charmante petite ile de l atlantique, car oui la Barbade est la première ile avant l arc des petites Antilles, que je n aurais surement d ailleurs jamais visité si je ne m y étais dérouté pour effectuer les premières réparations d urgences dont je faisais part lors de mon précédent article sur la transat.
Donc je décide de faire un croché sur la Barbade afin de réparer et le premier port d entrée est St Charles. Petite Marina de yacht de luxe, pas du tout prévue pour les « petits » voiliers comme le mien ou la darse de mise a quai est en béton et ou mon canote ne remplis que la moitié de la place !! Mais réparation oblige, nous prenons nos quartiers au numéro 6, la dernière et plus petite des places pour étaler tout notre farda sur cette magnifique portion bétonnée qui nous permettra durant 4 jours de travailler sans se bousculer.
Le ponton d accueil lui est très surprenant, quelques planches de bois eau milieu desquelles se prennent les pares battages et si vous ne doublez pas les protections vous revenez, le temps de faire les papiers d entrée a la douane et aux services d immigrations, avec un bateau marqué sur tout le franc bord. Heureusement un jeune homme chargé de la maintenance, nous prévient, et nous rajoute des pneus qui malgré le noir laissé, permet au moins de protéger le franc bord du bateau.
Passé ce détail, l accueil est agréable et chaleureux, les services administratifs regroupés en un seul bâtiment ou les bureaux sont cotes a cotes et une heure après, notre clearance est effectuée et nous voila en règle, reste a trouver le mettre de port pour la place, cela me prendra un peut plus de temps, mais nous voila le soir a notre place et trop tard pour commencer les travaux.
Nous nous décidons alors d aller visiter la ville… morte le soir, en fait pas d activités, cela reste une ile très réservée pour une catégorie de touristes américains, et les rares français, sont extrêmement bien reçut et nous décidons de changer de direction pour aller vers le nord de l ile, les quartiers des travailleurs locaux ou il y a encore de la vie après 20h. Nous découvrons des gens charmants et de quoi manger… disons se nourrir… mais après quelques heures nous décidons de rentrer se reposer, une première nuit a quai après 22 jours de navigations nous ravie, mais également nous trouble. J aurais d ailleurs la première nuit du mal a trouver un sommeil de plus de deux heures… serais ce les reflexes des quarts ou des derniers jours relativement dure que nous avons eut ?
Bref, 7h du mat, ( j ai pas de frisson contrairement a la chanson), mais tout est fermé, quand je dis tout, c est le bar restaurant du yacht club, car il n y a que cela, c est une marina privée et chaque maison, appartement a son ponton privé pour son yacht plus ou moins de luxe… bref je me demande ou trouver de l accastillage, je découvrirais que c est impossible….
Mais il y a du bruit sur le bateau d a coté, un superbe bateau de pèche au gros, sur lequel des joyeux lurons changent un moteur. Lorsque je m adresse a eux, dans mon anglais très … disons très sommaire… ils me répondent d attendre… mais attendre quoi ? Puisqu’ ils sont assis a discuter… en fait le propriétaire du bateau arrive, un personnage adorable qui s inquiète immédiatement de mes problèmes et comme il habite a Bridgetown, la capitale, me demande la liste de ce dont j ai besoin et me promets de me le ramener pour le lendemain matin. Nous faisons connaissance, je le dépanne d une clé, et voila la première tournée de rhum a 10h du mat… autant dire que j ai demandé un café si c était possible… ce que j ai eut de suite…
Le lendemain matin, non seulement j avais les pièces demandées, mais en plus un homme professionnel de la mer et de la voile était la pour nous aider pour la baume… lorsque je demande le prix des pièces et de l intervention, la surprise est de constater que je m en tire pour quelques centaines de dollars locaux, soit a peut près 100 euros et ma baume est en place, rivetée…. Et un jeune homme se propose de nettoyer l ensemble de la coque pour… 30 euros !!! Mon voisin de ponton en serait il pour quelque chose ? Tout ca contre un prêt d une clé ?
Bref quartier libre a 14 heures, il fait trop chaud pour faire quoi que ce soit, et ballade dans les rues de la ville, très surprenante, et vraiment très conservée.. à l anglaise…
Des plages magnifiques et une petite trempette dans des eaux plus chaudes qu’ a La Rochelle !!!!
Les marchands de légumes et fruits se bousculent dans les rues pour proposer les productions locales, nous en profitons pour se ravitailler en produit frais et rentrons au bateau ou Greg, notre voisin bienfaiteur nous attends avec les bouteilles de rhum et de coca pour fêter notre rencontre…
La soirée ou devrais je dire la nuit passe très vite, et au petit matin même les yeux étaient petits, nous attaquons les coutures faites rapidement en mer sur le lazyback, il nous faudra deux jours et des aiguilles pour effectuer un travail dont on espère qu’ il tiendra jusqu’ a la Martinique. On change et répare toute la journée….
En fin de soirée arrive un magnifique bateau, ecolution, pavillon hollandais, ketch de 30m avec mats pivotant, prototype de l avenir, puisque lors de la navigation sous voile il a deux génératrices qui produisent tellement d énergies que son concepteur et architecte nous expliquera qu’ il devait de temps en temps mettre en reverse les génératrices car il produisait trop d énergie que de besoin !!! Quand je pense qu’on s est battue toute la traversée pour économiser le moindre ampère… un autre monde…
Mais voila, nous avons fait l urgence et il est temps de penser a partir, une dernière sortie en ville, au matin je vais faire la clearance de sortie et nous décidons, comme nous avons 24 heures pour quitter le territoire de descendre a Bridgetown au mouillage et visiter la ville avant de quitter définitivement l ile a 23 heures direction Ste Lucie.
Bridgetown, la capitale est un mixte de bâtiments anciens et moderne qui j avoue n a guerre d intérêt, seul la plage et quelques passages de bateau bar attirera notre attention.
Nous voila donc partie pour Ste Lucie,
Votre dévoué… mais pas trop